Des plafonds, pas une journée type. Le butoir orange est le maximum que la loi autorise, la piste en pointillé la rallonge qu’elle tolère sous condition, et le texte qui fixe chaque rang est écrit sous son intitulé.
Les montages
Un club de ski appelle pour 57 personnes. Départ 5 h, direction Bourg-Saint-Maurice : 892 km. Le commercial raccroche sans savoir si la mission tient en une journée, ni avec combien de chauffeurs. Le logiciel le sait avant la fin de la saisie.
Le véhicule décide de la loi applicable. Au-delà de neuf places, conducteur compris, c’est le règlement (CE) 561/2006 ; un minivan de six places en sort, et le régime change sans qu’on le demande.
Six heures d’attente sur place, ce n’est ni de la conduite ni du travail. C’est dans l’amplitude, et c’est indemnisé au taux du lieu.
Trois façons de tenir la même mission. Un relais : un second conducteur monte en voiture de service jusqu’à un point du tracé, prend le volant, le premier rentre avec la voiture. Un double équipage, deux conducteurs à bord. Ou la mission découpée en journées, avec le découché et l’hôtel.
Le logiciel construit les trois, nomme le point de relais sur le tracé, écarte ce qui n’est pas conforme et chiffre le reste. Un dépassement est signalé, jamais bloqué : l’exploitant tranche, et son motif s’écrit sur le devis.
La mission que le voisin refuse finit chez vous.